Depuis 2005, l’Abbaye Saint André – Centre d’art contemporain participe à l’effervescence qui précède les fêtes de fin d’année en proposant à un artiste d’envergure internationale de transformer l’une des façades du bâtiment en un calendrier de l’Avent monumental.
C'est à Olivier Morel qu'est confiée la 21e édition.
LE PROJET
Il propose Osechi, une plongée, ludique, gustative et poétique, dans l‘imaginaire japonais de la fin de l’année.
Bien que Noël ne soit pas une fête japonaise, les Japonais la fêtent à leur façon. Mais le mois de décembre est surtout celui qui précède la célébration de la fin de l’année. Au Japon, celle-ci a été fixée le 1er janvier selon le calendrier grégorien en 1873. Elle avait lieu autrefois au printemps.
Lors des fêtes du Nouvel An, on consomme l’osechi qui est un ensemble de mets traditionnels – grillés, marinés ou mijotés, provenant de la mer ou de la montagne – présentés dans des bento – boîte cloisonnée présentant plusieurs plats. Chacun a une valeur symbolique et bénéfique pour la santé. Il faut une vingtaine de jours pour préparer à l’avance l’ensemble de ces plats, d’autant qu’il est interdit de cuisiner les trois premiers jours de l’année. Ainsi chaque jour un nouveau met, succulent et surprenant à la fois sera dévoilé sur la façade, en intercalant parfois une image insolite évoquant la fin de l’année au Japon à travers ses coutumes, ses jeux, ses superstitions. Espérons que les cases de ce calendrier feront se lécher les babines aux nombreux passants. Mais au delà de la gourmandise, elles forment surtout des voeux de bonheur, de santé et de prospérité adressés à l’ensemble des visiteurs pour l’année à venir. Qu’ils soient exaucés !
Les dessins originaux sont visibles au sein de l'abbaye. Pour accéder au sens de chaque image, rendez-vous sur le blog de l'artiste.
Petit journal de visite et photos de l'exposition en téléchargement ci-dessous
BIOGRAPHIE
Olivier Morel a étudié la physique quantique et la théorie des trous noirs à l’université mais insatisfait des seules explications scientifiques, il entre à l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris.
Depuis lors, ces interrogations ne cessent d’irriguer sa production artistique, prenant souvent des formes bienveillantes (série Tokyo Kids), exaltantes (Forêts) ou méditatives (Montagnes, Labyrinthes), parfois même graves (1001 nuits).
Le processus de création, particulièrement lent et méthodique, est constitué de phases successives d’observation et de recherches (photos, dessins, maquettes). Il agit comme une décantation, un procédé alchimique dont le but est de révéler, dans des travaux plus aboutis (peintures, gravures, installations), l’essence des choses.
Le public a découvert le travail d’Olivier Morel au centre d’art au printemps 2011 et 2024. Une exposition personnelle lui est également consacrée à l'automne 2025 sur la thématique "Forêt & Montagne".
Né en 1964, il vit et travaille à Paris.
Plus d’infos : www.oliviercharlesmorel.com
Il est représenté par la galerie Louis Gendre à Paris.
Un grand merci à l'ensemble des donateurs de cette nouvelle édition.